Retraite Francophone 2010

Công khai
Tuyển chọn bởi Living Gems
Cập nhật lần cuối Tháng 7 24, 2026
Thich Nhat Hanh, Monastic, Frère Pháp Linh Tháng 4 13, 2010 Tiếng pháp

Appliquer l’enseignement de la vacuité dans notre vie quotidienne

Thay lit le Soutra du Cœur de la Compréhension Parfaite (dans sa version antérieure) et explique le contenu de chaque verset. Il précise que le vide ou vacuité ne signifie pas non-existence, mais absence d’une entité séparée. Il faut donc envisager la réalité non pas en termes d’être et de non-être, mais à la lumière de l’inter-être.
Thay montre comment la vacuité s’applique aux cinq skandhas ou agrégats (forme, sensations, perceptions, formations mentales, conscience-connaissance), aux dix-huit dhatus ou domaines d’existence (organes des sens, objets des sens, consciences) et aux douze nidanas (origines interdépendantes). Les Quatre Nobles Vérités ont elles aussi la nature du vide : la souffrance est la matière à partir de laquelle nous construisons le bonheur. Si l’on sait comment gérer la boue, il est possible de faire pousser des fleurs de lotus. Cette vision non duelle de l’inter-être nous permet de nous engager sur le Noble Sentier Octuple, dont Thay fait un exposé détaillé.
Il souligne que les enseignements bouddhistes n’ont pas d’intérêt en tant que théorie et qu’il importe de savoir comment les appliquer dans notre vie quotidienne. Avec la vision non duelle de l’inter-être, nous apprenons à regarder en profondeur la nature de la souffrance et à cultiver les bonnes graines qui sont en nous, de façon à nous libérer du mal-être et à apporter de la guérison à nous-mêmes et au monde.

Cet enseignement a été donné le 13 avril 2010 pendant la Retraite francophone. Il a eu lieu au Hameau du Bas du Village des Pruniers.

Thich Nhat Hanh Tháng 4 11, 2010 Tiếng pháp

Le Bodhisattva Avalokiteshvara et le Cœur de la compréhension parfaite

La pleine conscience nous permet d’entrer en contact avec les merveilles de la vie et elle nous aide à reconnaître la souffrance, une émotion forte, une sensation désagréable. Avec une respiration ou un pas dans la pleine conscience, on ramène l’esprit vers le corps et on peut alors confronter cette douleur. Comme une maman avec son bébé, on va embrasser son émotion avec beaucoup de tendresse : il y a d’une part une énergie douloureuse et de l’autre une énergie qui prend soin.

Si notre pleine conscience n’est pas encore assez forte pour faire cela, il faut emprunter l’énergie collective de la Sangha qui va nous soutenir pour reconnaître notre douleur. C’est le sens de la prise de refuge : sangham saranam gacchami, je prends refuge dans la Sangha. Si nous n’avons pas de Sangha autour de nous, nous pouvons en porter une dans notre cœur, puis bâtir une Sangha près de chez nous pour pouvoir continuer la pratique et aider d’autres personnes à pratiquer. Ainsi nous sommes une continuation du Bouddha. Une Sangha authentique amène de la transformation, de la guérison et de la fraternité.

Dans le bouddhisme, on parle de la prise de refuge dans les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma et la Sangha, qui ne sont pas hors de nous mais en nous. Nous avons tous la nature de Bouddha, la capacité de comprendre et d’aimer. Avec la pratique, nous nourrissons notre corps de Bouddha. Nous prenons refuge dans le Bouddha en nous-même : Buddham saranam gacchami. Nous avons un corps de Bouddha, Bouddhakaya,, un corps de Dharma, Dharmakaya, un corps de Sangha, Sanghakaya, et nous les nourrissons avec une pratique vivante et assidue.

Thay explique le paragraphe du Soutra du Cœur sur la compréhension parfaite du Bodhisattva Avalokita. Comme lui, nous devons regarder en profondeur les cinq skandhas qui constituent notre être : notre corps physique, nos sensations, nos perceptions, nos formations mentales et notre conscience-connaissance. Il faut s’entraîner à observer nos skandhas comme des rivières qui coulent et changent en permanence, identifier ce qui se passe de façon à être libre, à ne pas se laisser emporter. Il faut se connaître : “Connais-toi toi-même”, ont dit nos ancêtres. Notre bonheur en dépend.

Thay a offert cet enseignement le 11 avril 2010 au Hameau du Bas pendant la retraite francophone.

Thich Nhat Hanh Tháng 4 10, 2010 Tiếng pháp

L'art du bonheur

Thay offre ici une introduction à la Retraite francophone, qui a pour thème « l’art du bonheur ». Tout au long de cette semaine, il s’agit de laisser la pluie du Dharma pénétrer en soi, sans faire d’effort particulier. L’enseignement donné pendant la retraite va venir nourrir les graines de sagesse, de joie et de compassion présentes en chacun. Nous sommes invités à approfondir les pratiques méditatives qui nous aident à générer l’énergie de la pleine conscience, apportant guérison et transformation. Ces pratiques consistent à respirer en portant l’attention sur l’inspiration et l’expiration ; marcher de façon que chaque pas crée de la solidité et de la liberté ; prendre le petit-déjeuner ou se brosser les dents en faisant de ce moment une célébration de la vie. La pratique de l’arrêt nous permet de nous libérer de l’habitude de courir et de reconnaître les conditions du bonheur qui existent déjà. Ce faisant, nous cultivons une vision non duelle de la réalité : de même que le lotus ne peut pousser sans boue, nous ne cherchons pas à fuir la souffrance et nous utilisons celle-ci pour nourrir notre compréhension et notre amour, qui sont à la base du bonheur. De retour chez nous après la retraite, il est essentiel que nous construisions une Sangha pour continuer à pratiquer.

Cet enseignement a été donné au premier jour de la Retraite francophone, le 10 avril 2010. Il a eu lieu au Hameau du Bas du Village des Pruniers.

Thich Nhat Hanh, Sangha Member, Sœur Dao Nghiem Tháng 4 14, 2010 Tiếng pháp

Questions et Réponses

La sangha est réunie au Hameau du Haut, dans la salle de méditation Assemblée des Étoiles, le 14 avril 2010.

  1. Comment éduquer des adolescents d’une famille recomposée qui sont happés par la société de consommation et réagissent négativement à la méditation ?
  2. Pour un militant altermondialiste ressentant une grande aversion contre le système capitaliste, comment agir sans souffrir excessivement et est-il possible d’avoir de la compassion pour un système ?
  3. Dans une vie de couple, comment gérer l’amour et le lâcher-prise, dire à l’autre qu’on ne le sent pas présent, et faut-il sauver la relation à tout prix ?
  4. Les animaux, les végétaux et les minéraux ont-ils une âme et ont-ils conscience de l’inter-être ?
  5. Face aux conflits politiques en Thaïlande, comment un journaliste peut-il rester neutre alors que tout propos risque d’être interprété comme une prise de parti ?
  6. Quels sont les moyens concrets pour gérer l’énergie sexuelle selon les entraînements à la pleine conscience, et comment se soutenir dans cette pratique au sein de la Sangha ?
  7. Que représente aujourd’hui l’Ordre de l’Inter-être en Europe et quelles pistes suivre pour qu’un groupe d’étude des quatorze entraînements s’épanouisse harmonieusement ?
  8. Quelles sont les clés pour s’aimer soi-même et s’accorder de la confiance ainsi qu’à la vie ?
  9. Lorsqu’on n’a pas d’enfant, quelle est la vision de la transmission cellulaire et de qui devient-on l’ancêtre ?
  10. Travailler pour l’armée, même dans un rôle de sécurité, est-il compatible avec la pratique des cinq entraînements à la pleine conscience et les moyens de subsistance justes ?
  11. Comment planifier le futur tout en restant dans le moment présent, trouver la vue juste dans un travail impliquant de la souffrance, et accepter le présent lorsqu’un proche est mourant ?
  12. Puisque les relations fusionnelles créent de la souffrance, pouvez-vous développer les concepts d’inter-être et d’identité personnelle ?
  13. Comment accompagner une amie qui souffre d’angoisse en s’occupant de sa mère en fin de vie, tout en se protégeant soi-même de cette souffrance ?