Les trois portes de la libération : sunyata, la vacuité, animitta, le non-signe, et apranihita, la non-poursuite, sont des instruments puissants pour nous libérer de la souffrance. Thay explique la signification de la vacuité à partir de l’exemple de la rose : celle-ci est vide d’une existence séparée, ce qui ne veut pas dire qu’elle est non existante. Grâce à la vacuité, tout est possible, toutes les choses peuvent se manifester : c’est pourquoi la rose est pleine de tout ce qui est dans le cosmos. Nous touchons ici à la réalité de l’inter-être.
Seul le regard profond sur la nature des choses peut transformer la couche de conscience appelée manas, qui est l’attachement à l’idée d’un soi séparé.
Thay souligne que la compréhension intellectuelle de ces notions sera sans utilité si elle ne s’accompagne pas d’une pratique vivante de la méditation.
Cet enseignement a été donné le 9 mai 2003 au cours de la Retraite francophone. Il a eu lieu au Hameau du Bas du Village des Pruniers en France.