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Enseignement Public Paris 3
La méditation est le travail du regard profond dirigé vers le cœur de la chose, qu’elle soit pratiquée individuellement, en couple, en famille ou en tant que nation. Le salut s’obtient par la connaissance et la compréhension (prajna), fruits de ce regard qui nous libère. Au lieu de fuir la douleur, le méditateur lui fait face selon le principe de la non-dualité : la joie et la douleur, la compréhension et l’ignorance sont toutes des parties de nous-mêmes. Lorsqu’une graine de colère émerge de l’alaya vijnana (conscience des tréfonds) vers le mental, l’énergie de la pleine conscience (smrti ou sati) l’embrasse tendrement, comme une mère avec son bébé, pour la soigner et la transformer sans lutte ni répression. Cette énergie, comparable au Saint-Esprit, a le pouvoir de neutraliser la haine et le désespoir.
La culture de la pleine conscience dans chaque geste quotidien évite la mauvaise circulation des formations mentales qui mène au stress et à la dépression. Pour faire face à la peur, le Bouddha recommande de méditer sur ces points :
- Je suis de la nature à vieillir.
-
Je ne peux pas échapper au vieillissement.
En ouvrant la porte à nos blocs de souffrance, nous apprenons l’art de transformer le compost de nos ordures mentales en fleurs de compassion. Cette transformation s’appuie sur trois des quatre mantras de la présence : - Je suis là pour toi.
- Chérie, je sais que tu es là et j’en suis heureux.
-
Chérie, je sais que tu souffres, c’est pourquoi je suis là pour toi.
Le Bouddha enseigne que « Ceci étant, cela est », soulignant que la souffrance est une condition indispensable au bonheur.
Le regard profond s’applique également au corps physique, notamment aux yeux, au cœur et au foie, pour reconnaître ces conditions de bonheur déjà présentes. La pleine conscience nous permet de vivre la résurrection à chaque instant en touchant la vie dans l’ici et le maintenant, conformément à la pratique de demander « le pain de ce jour ». Que ce soit par la méditation marchée ou la méditation du téléphone, nous arrêtons la pensée pour habiter notre vraie demeure. Pour maintenir cette vigilance sur le territoire des cinq éléments — la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience-connaissance — le refuge dans la Sangha est indispensable. Un pratiquant sans communauté est comme un tigre ayant quitté sa montagne. Les cinq préceptes, les dix préceptes ou les deux cent cinquante préceptes ne sont pas des limitations, mais des protections garantissant notre liberté.
Duy Bieu Hoc No7