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Le don et les Cinq Entraînements nous transportent jusqu'à la rive du bien-être
Thay raconte une vie antérieure du Bouddha Shakyamuni lorsqu’il était un bodhisattva étudiant avec le Bouddha Dipankara, “celui qui allume la lampe”. A un moment où sa vie était bouleversée par un échec, il a rencontré la paix et la joie en prenant refuge auprès de Dipankara. Thay nous invite à reconnaître autour de nous un ami spirituel (kalyana-mitra), qui a de la sagesse, qui nous apporte la lumière.
Thay constate combien les jeunes peuvent ressentir le désespoir et avoir soif de quelque chose de vrai, de beau et de bon. Beaucoup sont comme des âmes errantes, des esprits affamés qui doutent, et dont il est difficile de gagner la confiance. La famille, l’Eglise et la société doivent être réorganisées pour devenir des refuges. La tradition vivante de l’autel des ancêtres dans chaque foyer au Vietnam peut beaucoup aider à retrouver nos racines et à soigner le lien entre générations passées, présentes et futures. Cet autel est un symbole pour toucher la présence des ancêtres en soi-même. Chaque événement important de la famille, mariage, maladie, leur est annoncé.
Thay suggère que chaque maison dispose d’une petite salle de respiration, qui est une salle pour prendre soin de notre système nerveux et de l’harmonie de la famille. Emmener son enfant à cette pratique lui permettra de revenir à ses sources, de s’enraciner. L’écoute profonde est une autre pratique nécessaire pour restructurer la famille. Le Bodhisattva Avalokiteshvara incarne cette capacité de soulager la souffrance de l’autre par l’écoute compatissante. Nous devons d’abord écouter nos propres souffrances et de reconnaître nos limites pour pouvoir écouter les souffrances d’autrui.
Thay introduit les six pāramitās, les six traversées, en dessinant une fleur dont le coeur est la pleine conscience. La première pāramitā est la pratique du don. Ce n’est pas nécessairement un don matériel ; c’est avant tout le don de sa propre présence. Les mantras de l’amour : “chéri, je suis vraiment là pour toi” et “chérie, je sais que tu es là et j’en suis très heureux” prononcés dans la pleine conscience aident la personne aimée à s’épanouir comme une fleur. Un autre mantra de l’amour : “chérie, je souffre et j’ai besoin de ton aide”, est essentiel pour dissoudre la fierté et les perceptions erronées qui entretiennent la souffrance, comme dans l’histoire tragique de Monsieur Trương et de son épouse, célèbre au Vietnam. La deuxième pāramitā est la pratique des Cinq Entraînements à la Pleine Conscience qui nous protège et qui protège nos proches. Thay approfondit particulièrement les troisième, quatrième et cinquième entraînements.
Cet enseignement a été offert le 7 août 1998 au Hameau Nouveau du Village des Pruniers, pendant la Retraite d’été.