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Le Bodhisattva Avalokiteshvara et le Cœur de la compréhension parfaite
Ce titre a été vérifié pour exactitude.
La pleine conscience nous permet d’entrer en contact avec les merveilles de la vie et elle nous aide à reconnaître la souffrance, une émotion forte, une sensation désagréable. Avec une respiration ou un pas dans la pleine conscience, on ramène l’esprit vers le corps et on peut alors confronter cette douleur. Comme une maman avec son bébé, on va embrasser son émotion avec beaucoup de tendresse : il y a d’une part une énergie douloureuse et de l’autre une énergie qui prend soin.
Si notre pleine conscience n’est pas encore assez forte pour faire cela, il faut emprunter l’énergie collective de la Sangha qui va nous soutenir pour reconnaître notre douleur. C’est le sens de la prise de refuge : sangham saranam gacchami, je prends refuge dans la Sangha. Si nous n’avons pas de Sangha autour de nous, nous pouvons en porter une dans notre cœur, puis bâtir une Sangha près de chez nous pour pouvoir continuer la pratique et aider d’autres personnes à pratiquer. Ainsi nous sommes une continuation du Bouddha. Une Sangha authentique amène de la transformation, de la guérison et de la fraternité.
Dans le bouddhisme, on parle de la prise de refuge dans les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma et la Sangha, qui ne sont pas hors de nous mais en nous. Nous avons tous la nature de Bouddha, la capacité de comprendre et d’aimer. Avec la pratique, nous nourrissons notre corps de Bouddha. Nous prenons refuge dans le Bouddha en nous-même : Buddham saranam gacchami. Nous avons un corps de Bouddha, Bouddhakaya,, un corps de Dharma, Dharmakaya, un corps de Sangha, Sanghakaya, et nous les nourrissons avec une pratique vivante et assidue.
Thay explique le paragraphe du Soutra du Cœur sur la compréhension parfaite du Bodhisattva Avalokita. Comme lui, nous devons regarder en profondeur les cinq skandhas qui constituent notre être : notre corps physique, nos sensations, nos perceptions, nos formations mentales et notre conscience-connaissance. Il faut s’entraîner à observer nos skandhas comme des rivières qui coulent et changent en permanence, identifier ce qui se passe de façon à être libre, à ne pas se laisser emporter. Il faut se connaître : “Connais-toi toi-même”, ont dit nos ancêtres. Notre bonheur en dépend.
Thay a offert cet enseignement le 11 avril 2010 au Hameau du Bas pendant la retraite francophone.
Fait partie de la collection suivante
La Pleine Conscience Est la Clé de la Vie