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Questions et réponses
Gérer les souffrances ancestrales et personnelles transgénérationnelles
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Questions et réponses de la Retraite Francophone 2011
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Questions et réponses de la Retraite Francophone 2011
Ce titre a été vérifié pour exactitude.
Thich Nhat Hanh
· mars 4, 2011
· Lower Hamlet, Plum Village, France
Transcription
French
English
French
During the French-speaking retreat in March 2011 - Q&A session offered by Thay.
Note: this description was automatically sourced from existing YouTube descriptions and other sources. Please ‘Suggest Edit’ if it’s incorrect.
Transcription
French
English
French
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chère
Sangha.
Hier
j'ai
participé
à
une,
sur
les
cinq
entraînements,
une
expression
de
la
façon
dont
on
avait
pu
les
vivre
et
j'ai
été
très
heureuse
de
partager
sur
le
troisième
enseignement
sur
l'amour.
Et
après
ça
il
y
a
eu
le
quatrième
entraînement,
la
parole
aimante,
et
ce
que
la
personne
a
pu
exprimer
à
ce
moment-là
m'a
permis
de
toucher
une
souffrance
profonde
en
moi,
un
noyau
de
souffrance
que,
jusqu'à
présent,
je
n'avais
pas
touché
dans
sa
nature.
Et
je
ne
sais
pas
exactement
comment
m'en
libérer,
tout
en,
en
même
temps,
sachant
que
c'est
une
vision
erronée,
mais
moi
je
le
pense.
C'est-à-dire
que
je
vis
une
culpabilité
très
forte
d'actes
que
je
n'ai
pas
commis,
qui
viennent
de
la
guerre,
qui
viennent
du
passé,
qui
viennent
des
ancêtres
de
ma
maman,
qui
est
allemande.
Et
j'ai
un
papa
qui
a
eu
un
premier
mariage,
une
femme
juive,
et
deux
enfants,
deux
filles
dont
une
s'est
suicidée
quand
j'avais
douze
ans.
Et
j'ai
beaucoup
travaillé
dessus
pour
surmonter
cette
souffrance.
Je
pense
que
j'y
suis
arrivée
en
partie.
Mais
j'ai
du
mal
là,
finalement
là
j'ai
touché
le
fait
que
j'avais
pas
touché
jusqu'à
présent,
qu'en
fait
je
porte
une
culpabilité
d'avoir
survécu
aussi,
qu'elle
a
pu,
elle
a
pas
pu
vivre,
et
j'ai
pu
vivre.
Et
je
suis
là,
et
j'ai
beaucoup
de
bonheur
à
être
là,
beaucoup.
Mais
je
tiens
à
remercier
la
Sangha,
le
joyau
de
la
Sangha,
le
joyau
du
Dharma,
le
joyau
du
Bouddha
et
Thay,
de
m'apporter
tant
de
bonheur
et
tant
de
joie,
mais
j'ai
aussi
un
peu
de
difficulté
à
l'accepter.
Voilà.
Donc
comment
se
libérer
d'une
culpabilité
pour
quelque
chose
qu'on
n'a
pas
fait.
Nous
savons
très
bien
que
la
souffrance
de
nos
ancêtres
est
encore
là
en
nous.
La
souffrance
de
nos
parents
aussi,
ils
sont
en
nous.
Cette
souffrance
a
été
transmise
à
nous.
En
même
temps
avec
les
autres
éléments
comme
la
joie,
le
bonheur,
l'expérience,
la
connaissance.
Et
c'est
pourquoi
la
méditation
c'est
pour
gérer,
apprendre
à
gérer
cette
souffrance
en
nous.
Par
exemple,
la
peur.
La
peur
de
mourir.
Au
moment
de
notre
naissance,
nous
avons
très
peur.
Pendant
neuf
mois,
notre
maman
a
respiré
pour
nous,
a
mangé
pour
nous,
et
c'était
confortable
dans
son
sein.
Mais
quand
nous
commençons
à
sortir,
c'est
terrible,
c'est
difficile.
Vous
devez
faire
votre
première
inspiration.
L'enfant
doit,
et
personne
ne
l'a
enseigné
de
le
faire.
Pour
survivre,
il
faut
faire
une
inspiration,
une
expiration.
La
première.
Il
y
avait
du
liquide
dans
vos
poumons.
Il
faut
faire
quelque
chose
pour
faire
sortir
le
liquide
afin
de
pouvoir
faire
une
inspiration.
Le
mouvement
est
très
dangereux,
très
difficile.
On
risque
de
mourir.
Donc
la
peur
de
mourir
existe
déjà
à
ce
moment-là
et
cela
continue.
Et
avec
la
peur
de
nos
parents,
la
peur
des
ancêtres.
La
peur
de
ne
pas
pouvoir
survivre.
La
faim,
des
choses
comme
ça.
Nos
ancêtres
ont
connu
la
faim.
Et
cette
peur
est
encore
en
nous.
Donc,
l'enfant
qui
souffre
est
toujours
vivant
en
nous.
Et
l'enfant
est
fermé
dans
une
pièce
avec
beaucoup
de
ténèbres.
Et
chaque
jour,
chaque
nuit,
l'enfant
projette
le
film
du
passé
pour
regarder.
Et
c'est
pourquoi
il
y
a
de
la
souffrance
en
nous,
jour
et
nuit.
Alors
il
faut
revenir
à
l'enfant.
Il
faut
parler
à
l'enfant,
il
faut
embrasser
l'enfant
avec
beaucoup
de
douceur.
Et
c'est
exactement
ce
qu'un
pratiquant
de
la
méditation
doit
faire.
Il
faut
parler
à
l'enfant
qui
souffre
en
nous,
à
la
souffrance
qui
est
en
nous.
Dans
la
pratique,
on
sait
que
dans
le
moment
présent,
il
y
a
du
soleil,
il
y
a
des
arbres,
il
y
a
le
ciel
bleu,
il
y
a
la
sangha,
le
Dharma,
il
y
a
une
possibilité
d'être
en
paix,
en
sécurité
et
avoir
du
bonheur.
On
n'a
pas
à
craindre.
L'enfant
a
pu
être
abusé.
Elle
a
peur,
il
a
peur.
Nous
devons
parler
à
l'enfant.
Chère
sœur,
petite
sœur,
cher
petit
frère,
la
situation
est
changée,
nous
sommes
devenus
adultes.
Tu
ne
sais
pas,
nous
sommes
devenus
adultes,
toi
et
moi.
Et
nous
pouvons
très
bien
nous
défendre.
Nous
pouvons
même
appeler
la
police.
Donc,
sors
avec
moi
du
passé.
Laissons-nous
nous
réjouir
du
moment
présent.
Il
y
a
le
royaume
de
Dieu
ici.
Il
y
a
la
terre
pure
du
Bouddha
ici.
Il
y
a
de
la
pluie,
du
soleil,
les
oiseaux.
Tout
ça,
il
faut
sortir
avec
moi.
Il
faut
parler
à
l'enfant
souffrant
en
vous,
tous
les
jours.
Il
faut
tenir
la
main
de
l'enfant
et
l'aider
à
sortir
dans
le
moment
présent.
Donc
chaque
fois
que
vous
faites
la
méditation
marchée,
emmenez
l'enfant
marcher
avec
vous.
Chaque
fois
que
vous
vous
mettez
dans
la
position
assise
et
savourez
chaque
inspiration
et
expiration,
invitez
l'enfant
à
faire
la
même
chose
avec
vous.
Ne
laissez
pas
l'enfant
tout
seul
dans
cette
pièce
qui
est
ténébreuse.
Le
passé
n'est
plus
là,
le
Bouddha
a
dit.
Mais
l'enfant
vit
toujours
dans
le
passé.
Et
le
passé,
en
termes
de
film
à
projeter.
Et
le
film
du
passé
se
projette
toujours
dans
cette
pièce
ténébreuse.
Supposons
que
nous
sommes
dans
une
salle
de
cinéma
et
que
nous
regardons
un
film.
Il
y
a
un
moment
que
beaucoup
de
gens
dans
la
salle
pleurent
à
cause
de
ce
qui
est
vu
sur
l'écran.
Mais
la
chose
sur
l'écran
n'est
pas
une
chose
vraie.
C'est
seulement
un
film.
Si
vous
êtes
invité
à
venir
avec
moi
et
toucher
l'écran,
on
ne
touche
pas
les
hommes,
les
femmes.
La
réalité,
c'est
seulement
de
la
lumière.
Une
chose
qui
n'est
pas
vraie,
mais
qui
peut
faire
naître
la
douleur.
La
larme
que
vous
versez
là
est
une
larme
vraie.
Mais
ce
qui
se
passe
sur
l'écran,
ce
n'est
pas
vrai.
Donc
il
faut
parler
à
l'enfant.
Que
le
passé
n'est
plus,
ce
sont
seulement
des
images.
Il
faut
sortir.
Il
faut
se
rejoindre
au
moment
présent.
Et
c'est
notre
pratique
de
tous
les
jours.
En
mangeant,
en
marchant,
en
s'asseyant.
C'est
le
miracle
de
la
pratique
de
la
pleine
conscience.
Faire
sortir
l'enfant
pour
qu'il
apprenne
à
être
heureux.
Il
y
a
des
frères
et
des
sœurs
entre
nous
qui
ont
pu
faire
cela,
le
miracle.
Il
faut
sauver
l'enfant.
Alors
avec
une
sangha
de
pratique,
tout
le
monde
va
pouvoir
faire
la
même
chose
et
guérir
l'enfant
et
transformer
la
souffrance
transmise
par
nos
parents
et
nos
ancêtres.
C'est
faisable.
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