Un poème de Soeur Hoi Nghiem

Puis-je t’embrasser, Terre Mère,
Avec les premiers pas de la journée,
Tranquilles,
Doux,
Parfumés des pures effluves du matin ?
Merci, Mère, de m’avoir donné des jours heureux,
D’avoir rempli ma vie de rires clairs et sonores
De m’avoir appris à aimer le parfum des fleurs sauvages,
Et à chérir la beauté des choses bienfaisantes et simples,
A savourer l’immensité de la terre et du ciel.
Je souhaite revenir à tes côtés, Mère,
Pour écouter tranquillement le souffle que tu m’as donné,
Je souhaite revenir à tes côtés, Mère,
Pour prendre un nouveau départ,
laissant derrière moi toutes les erreurs que j’ai commises
et la douleur que je t’ai infligée par négligence.

Je souhaite revenir à tes côtés, Mère.
Pour être vraiment présente pour toi,
Sans ressentiment ni reproche,
Sans exigence ni chagrin.
Je promets de revenir à toi, avec le coeur entier et joyeux,
Elevant des chants d’amour,
Afin que les blessures en toi puissent guérir.
Je promets de revenir souvent à moi-même,
Pour préserver mon espace intérieur,
Pour préserver ma liberté,
Afin de pouvoir t’offrir, Mère,
L’espace immense
Et la liberté éternelle.
